Mourey, du vélo de maçon
Ancien cycliste espoir de l'ASPTT Mulhouse, il est professionnel depuis 2004 au sein de la Française des Jeux.
Pratiquant le cyclo-cross, il a terminé à la 3e position lors du Championnat du monde de 2006
Champion de France de cyclo cross 2006.
Il possède une seule victoire sur route chez les professionnels, en l'occurrence une victoire d'étape sur la Route du Sud 2004, épreuve préparatoire au Tour de France.
Depuis qu’il ne monte plus de parpaings, le jeune coureur de la Française des Jeux savoure son bonheur. « Le Tour de France, c’est des vacances », dit-il.
Envoyé spécial. Avec son accent du Doubs, tout doux, un peu traînant, Francis Mourey s’exclame : « Moi, je suis très heureux d’être ici. » Sur ce Tour de France, le néophyte de la Française des Jeux est payé pour en ch… Il en a l’habitude. Dans une autre vie, Mourey, qui n’a pourtant que vingt-quatre ans, montait des parpaings. Il était maçon. Hier, il en a bavé dans la montée vers Saint-Lary-Soulan, mais il préfère largement monter des cols.
Pour son premier Tour de France, le jeune homme de « Chazot entre Besançon et Baume-les-Dames comme moi ! » découvre l’Hexagone à toute allure : « Ça va vraiment très vite mais je vis au jour le jour et tout se passe bien. » Hier, il a fini la plus relevée des étapes pyrénéennes en 154e position, à 44’10’’ du premier. Un brin candide, il glisse : « Sur ce Tour, il y en a certains qui sont à vélo, d’autres sont à mobylette et puis il y a ceux qui sont en moto Super 1600… Je fais avec… Tous les jours, je remplis mon rôle d’équipier. Pour un premier Tour, c’est très bien. Enfin, je crois… »
Le jeune Mourey (27 ans) n’est pas vraiment un rouleur de mécaniques. Marc Madiot, son directeur sportif, se félicite tous les jours de l’avoir débusqué des ornières du cyclo-cross. Madiot se plaît à faire monter en graine cette jeune pousse grandie sur un lit de ciment : « N’oublions pas que Francis évoluait encore en nationale sur la route en 2003.
En cyclo-cross, il était en revanche au niveau international. Il a le potentiel pour faire une carrière. En plus, il a un brin de talent. » Repéré en 2002 par Frédéric Grappe, entraîneur de la Française des Jeux et « théoricien du vélo » à la faculté de Besançon (lire l’Humanité du 11 juillet), Mourey hante alors les champs de labour du cyclo-cross. Il raconte : « Lorsque j’ai commencé à être connu en cyclo-cross, je suis devenu champion de France espoirs et Frédéric Grappe est venu à ma rencontre. Ensuite, grâce à lui j’ai fait un stage dans les Alpes en 2003 avec la Française des Jeux. Là-bas, j’ai tenu dix jours comme il faut. » Il tient même tant et si bien qu’il décroche son premier contrat professionnel pour la saison 2004. Une aubaine.
Fils d’un ouvrier de l’usine Peugeot Sochaux et d’une nourrice, le petit Mourey sait que rien n’est donné. Autant l’écrire, il n’est pas un aristo du vélo. Il a même le profil parfait pour incarner la relève d’un vélo français amorphe et dont ici où là on dit qu’il manque de gamins qui veulent en baver. Madiot, madré paysan mayennais, avant de remporter deux fois Paris-Roubaix (1985, 1991), salive lorsqu’il parle du bonhomme : « Avec son ancien métier, il sait ce que bosser veut dire.
Lui est en vacances tous les jours sur le Tour de France… » Mourey embraye sur les propos de son nouveau patron : « Évidemment, lorsque je dis que depuis deux ans que je fais du vélo, je suis en vacances, tout le monde rigole, mais c’est vrai… »
Comme l’école n’était « pas son truc », Francis a décidé de devenir maçon après un bref conseil de famille. « Aller en cours, je n’aimais pas ça. Alors, fallait bien faire quelque chose pour gagner ma vie. Avec mes parents on a réfléchi, il y avait une entreprise de construction au bout de la rue chez moi. J’aimais bien la maçonnerie, j’y suis allé. » Il « embauche » en 1995, devient apprenti et obtient « tous les examens possibles ».
Cette même année, il se met aussi en selle. Un peu parce qu’un oncle (Jean Marie BRUN) tient une boutique de cycles et que son frère Jérome court chez les amateurs.
Cinq ans plus tard, à force de grimper les échelons de la hiérarchie du cyclo-cross, il abandonne truelle et niveau. Suivent trois saisons à écumer les sous-bois où il forge son agilité sur le vélo. Seulement, la discipline ne nourrit pas son homme. Mourey est tout prêt de raccrocher son cuissard au clou pour renfiler son bleu de maçon : « Si Marc Madiot ne m’avait pas proposé un contrat pro l’an dernier, j’aurais arrêté le vélo. Même si j’ai fait pendant quatre ans du cyclo-cross au plus haut niveau, on ne gagne pas suffisamment sa vie de cette façon. Lorsqu’on gagne une course nationale, on touche quinze ou vingt euros, ce n’est pas avec ça qu’on tient toute la semaine. » Maintenant qu’il a un salaire décent, Mourey, champion de France de cyclo-cross cet hiver, profite de son bonheur d’évoluer dans le peloton professionnel : « L’énergie que je mettais au travail, je la mets dorénavant sur mon vélo, c’est pour cela que j’arrive à progresser naturellement très vite. » Pour son premier tour d’Italie en 2004, il impressionne et décroche presque un an à l’avance son billet pour l’édition 2005 de la Grande Boucle. Madiot : « En troisième semaine du Giro, il était de mieux en mieux, il se permettait même d’accompagner notre leader Bradley McGee dans la haute montagne. » Francis Mourey se construit peu à peu dans le vélo. C’est un bâtisseur. Fier de lui, il dit : « En cinq ans, j’ai construit cinquante maisons. » Pour l’instant, il n’a qu’une seule victoire sur route à son palmarès, une victoire d’étape dans la Route du Sud 2004. En attendant mieux. Avant la fin du Tour, il s’est promis d’essayer : « Ça va encore un peu vite pour moi… Mais même si je ne suis pas bien grand (1,71 mètre, 62 kilos), le vélo c’est aussi pas mal dans la tête. Alors, si j’ai une occase, j’y vais ! »
Le BALLON D'ALSACE
Est un sommet situé dans la partie sud de la chaîne des Vosges, aux confins des régions d'Alsace, de Franche-Comté et de Lorraine.
il culmine à 1 247 mètres d'altitude
Quels souvenirs ! Moniteur de ski pendant 11 ans de 1972 à 1983 à l'école du ski Français des Gentianes.
C'est l'un des endroits les plus arrosés de France, également réputé pour la pureté de l'air. On peut y faire du ski de fond et de descente l'hiver: 10 pistes de ski alpin ( Gentianes, La chaumière, le Langenberg et la Jumenterie ). Il y a également du VTT et du parapente l'été. Le massif est aussi un lieu privilégié pour les randonneurs grâce aux centaines de kilomètres de sentiers balisés accessibles à tous dont le sentier de grande randonnée GR 5. Il n'est pas rare d'y apercevoir des chamois au milieu d'une flore variée et particulière.
Il est aussi réputé pour son enneigement remarquable
Record absolu identifié le 7 mars 2006 : 3,20 m (ancien record 2,85 m)
Sauvé le jeune cygne !
Un jeune cygne de la famille présentée auparavant sur mon blog, avait avalé un bas de ligne de pêche en mangeant des herbes au fond de l'eau.
L'hameçon c'est fixé très profond, et le gros fil rendait prisonnier des ses mouvements la bête, puisque il passait sous une aile et s'était enroulé autour d'une patte.
Première étape : Approcher, bloquer sous des broussailles et rassurer le cygne avec mon kayak, pas facile, il faut ramer !
Deuxième étape : Couper le fil et libérer la bête, ouf !
Troisième étape : Le réintégrer dans sa famille puisqu'il s'était esseulé ! toujours avec le kayak et je rame !
Dernière étape : Surveiller l'évolution et apparamment cela a fonctionné !